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Mérous: Dernière partie les mesures de bon sens

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Mérous ( dernière partie ) les mesures de bon sens.

Cet
article est le dernier ( pour le moment ) des réflexions que
j’ai pu mener ( un peu seul ) sur l’évolution de la
pêche du mérou géant de Guyane.

Combien
depuis ces quelques mois de mérous ont ils été capturés, soustraits
de la ressource ?

 Alors plutôt que de
faire de longues démonstrations j’ai synthétisé sous
forme d’affiche les mesures de bon sens à mettre en place le
plus rapidement possible.

Bien sûr,
si quelques lecteurs ou membres d’association sont motivés
pour entreprendre toute action pouvant permettre
l’application de ce plan je les remercie à
l’avance.

 Les points forts résumé
des actions à mettre en place sont :

Pêcheurs plaisanciers ou
amateurs
.

Interdiction Totale de la pêche au mérou pendant 10 Ans
.

 Exception autorisée 1
fois l’an en concours de type catch and release Jacky Vaude Fishing
Contest  ou club de pêche agrée de type APPG sous réserve d’un
commissaire à bord.

 Pêcheurs
Professionnels

 Interdiction Totale de la
pêche au mérou pendant 10 Ans .

 Objectif de la
Contrepartie

Recrutement des 2 Pêcheurs professionnels de Guyane dans
le cadre du programme d’études scientifiques à poursuivre pouvant
permettre la sauvegarde de l’espèce.

 MORATOIRE DE 10
ANS 

 Impact des
décisions.

 COURAGEUSE AU NIVEAU
POLITIQUE à l’heure de la conférence environnementale.

CREATION
D’EMPLOIS destiné aux contrôles des décisions, aux relevés
scientifiques.

POURSUITE
DE L’ETUDE dans la durée avec les moyens conséquents humains et
financiers dans une véritable collaboration .

DETERMINATION DE ZONE DE PËCHE A  PROTEGER, pour
d’autres espèces éventuelles ( Acoupas )

Mérous: Les préconisations des scientifiques 2eme partie

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Mérous : Les préconisations des scientifiques ( 2eme Partie )

2eme Partie : Mérous les
solutions possibles déjà préconisées par les scientifiques ou les
Associations.

 Il
s’est écoulé plus de 3 semaines depuis la parution de mon
précédent article. J’ai consacré ce temps. Durant cette
période et sans qu’au final je me montre plus pro-actif que
d’habitude, j’ai pu visionner une vidéo prise sur le
ponton de Kourou, vidéo ayant pour objet le déchargement de plus de
quinze mérous géant de Guyane capturés en une journée par le
seul pêcheur professionnel.

Cette vidéo est en ligne sur Facebook et circule
facilement impunément. Je refuse de mettre ce lien en ligne tant je
suis dégouté.

J’ai aussi profité de ce temps pour me
replonger avec beaucoup d’attention sur les solutions
préconisées dans un premier temps par Celine Artero dont voici
quelques extraits puis sur les solutions de l’Association
Mauoiri Nature.

 En sus ci
joint dans un premier temps une vidéo ayant trait à l’étude
de Celine Artero pour ceux qui ne connaissent
pas

http://www.dailymotion.com/video/x21605c_objectif-merou_anim

Ensuite le lien vers l’article paru le 6
février 2015 de l’association Maouiri nature au sujet de la
réglementation à envisager.


http://pecheursenguyane.sportblog.fr/1680633/Projet-de-reglementation-de-Peche-de-loisirs-sportive-et-professionnelle/

 

…..
( extrait thèse de Celine Artero ) Les mérous
géants de Guyane sont âgés de 1 à 17 ans avec une moyenne de 4,2
ans.(……..)

……….Les effets de la pêche
commerciale et récréative sur cette population
restent
inconnus,
cependant les chiffres montrent que la mortalité des mérous géants
de Guyane
est plus
élevée que celle d’autres espèces de
mérou.

 À l’impact de
ces deux types de pêche s’ajoute fort probablement une
importante pression de pêche illégale de navires venant du Brésil
(où le mérou est totalement protégé) et du
Suriname

Au vu de ces résultats, il pourrait être
nécessaire de protéger les vieux individus de Guyane. Cependant, si
l’absence de grands individus est la conséquence d’une
migration ou d’une mortalité par pêche, les conclusions
divergent.

Les
individus de grande taille (>170 cm), supposés matures, étaient
plus fréquemment reportés par les pêcheurs il y a 20 ans. Cela
pourrait signifier qu’il y a une perte de grands individus de
nos jours par rapport à 20 ans auparavant.

En prévention
d’un déclin trop fort des populations sans individus matures,
une

taille limite de
capture pourrait être fixée afin de protéger les individus âgés de
plus de 6
ans. La taille moyenne des individus âgés de 6
ans étant égale à 146 cm, une taille
MINIMALE de capture fixée à 150 cm
paraît raisonnable dans un premier temps.

(……………………)
L’analyse des pêches d’un pêcheur
professionnel depuis 1990 a montré une chute des taux de capture
par unité d’effort à partir de 1994, soit quatre ans après le
déclin des stocks de mérous géants au niveau mondial. Cela souligne
à nouveau le lien existant entre les populations de mérou géant du
Brésil, de Guyane et des sites plus au nord

jusque dans
le golfe du Mexique. Les captures par unité d’effet remontent
en 2007 et
semblent stables depuis cette date, mais cela reste 2,5
fois moins élevé qu’en 1990. ( …..)

La
détermination de l’âge d’environ 200 individus
n’a pas été suffisante pour évaluer
avec
précision le stock de mérous géants en Guyane mais a
mis
en évidence le manque
de vieux individus (matures). Il semble nécessaire de protéger cette catégorie de
mérou
géant même si les raisons ou les facteurs
expliquant leur absence dans la population
restent
inconnus (surpêche, migration). Cela semble d’autant plus
nécessaire que la
réserve
naturelle de l’île du Grand Connétable, n’est pas
suffisante pour garantir le
maintien de
la population des mérous géants en Guyane, les grands (et vieux)
individus
y étant absents.
La mise en réserve des Battures du Connétable est à
envisager, cet
habitat présentant une plus grande capacité
d’accueil pour les grands individus.

Quelles sont
les conséquences de la pêche sur la population de mérous géants
de
Guyane française
?

La pêche
va impacter en premier lieu les grands individus. Une sur-pêche de
la

population
de mérous géants en Guyane française engendrerait alors la
disparition des
individus adultes de la population. Cela aurait comme
conséquence une non
reproduction des mérous géants au niveau local ou
diminuerait le nombre d’individus
atteignant la maturité
sexuelle ce qui ferait baisser le flux migratoire vers les sites
de
reproduction. Le maintien de la population de mérous
géants de Guyane française
pourrait être uniquement lié au succès de
la reproduction de l’espèce au nord du Brésil.

La pêche
locale impacte également l’abondance des juvéniles autour des
sites
rocheux puisque, la réserve naturelle, où l’effort
de pêche est moindre, abrite quatre fois
plus d’individus
qu’ailleurs.

Cependant,
l’interdiction de pêche à la réserve naturelle de l’île
du Grand
Connétable n’est pas respectée et
l’impact de la pêche peut y être extrêmement fort.
En
effet,
l’abondance de mérous géants y est tellement élevée
qu’un pêcheur peut prélever
plus de 25 % du stock en une seule
journée de pêche. Il suffirait donc que
quatre
pêcheurs illégaux aillent pêcher une fois au cours
de l’année dans la réserve pour
décimer la population
présente. La population de mérous géants à la réserve est
donc
extrêmement vulnérable à la pêche.

D’ailleurs en 2012, la présence d’un seul
filet pendant quelques jours a suffi à
impacter fortement cette
population. Le nombre de mérous géants capturés lors des

pêches
scientifiques qui ont suivi cet évènement ayant été nulle
jusqu’à la migration des
juvéniles provenant des mangroves vers les
sites rocheux en septembre.

 Quelle régulation de pêche des mérous géants
mettre en place en Guyane française

?

 Faire
respecter l’interdiction de pêche dans la réserve naturelle
de l’île du Grand

Connétable.
La
sensibilité de la population des mérous géants à la pêche étant
très forte, il
apparaît impératif de faire respecter
l’interdiction de pêche au sein de la réserve

naturelle de
l’île du Grand Connétable. La surveillance de la réserve doit
être améliorée
avec la présence des autorités compétentes de nuit et
pendant les week-ends.
Parallèlement à cela, si les pêches scientifiques
continuent, il serait souhaitable de
prélever de façon
systématique les rayons épineux de tous les individus, ce
qui
permettrait de reconnaître les poissons provenant de la
réserve lors des contrôles des
débarquements, en interdisant
l’ablation des nageoires dorsales aux pêcheurs

professionnels et récréatifs avant l’arrivée à
terre. Les contrôles au niveau des sites de
débarquement devraient
également se multiplier, les bateaux de plaisance partant

principalement du port de Degrad des cannes et les
pêcheurs professionnels de la crique.

 Mettre en réserve les
Battures du Grand Connétable

L’île du Grand Connétable étant une petite île,
l’espace y est insuffisant pour le
développement en grand
nombre des mérous géants juvéniles et adultes. La réserve

naturelle
marine actuelle ne semble pas fonctionner efficacement pour le
maintien et le
développement des grands individus, potentiellement
matures. Les deux plus grands
individus pêchés entre 2010 et 2013 se
trouvaient aux Battures du Connétable, à 6
milles de la réserve. Ce
site rocheux immergé de 1 km² serait l’espace rocheux
naturel
principal à mettre en réserve pour la conservation des
mérous géants en Guyane. Ce site
étant par ailleurs celui
où la biodiversité de poissons est la plus importante de
l’est
guyanais sa mise en réserve serait favorable pour la
préservation de la biodiversité marine globale de
Guyane.
La mise en réserve de ce site n’implique pas
d’interdire totalement la pêche, mais
pourrait être par
exemple, une zone de pêche régulée. La zone des Battures du

Connétable
n’est pratiquement pas visitée par les pêcheurs
professionnels locaux de
Guyane. Seul un pêcheur ligneur continue à
visiter ce site. L’interdiction de la pêche

professionnelle de ce site n’impacterait pas de
façon majeure le revenu des pêcheurs
guyanais. Des compensations ou une règlementation
particulière devront être mis en
place pour le pêcheur dont
l’activité s’en verrait diminuée.

Par contre, ce site est un haut
spot de pêche
sportive où certains pêcheurs récréatifs pratiquent déjà le
‘catch and
release’ c’est-à-dire le relâcher des
poissons. Les activités de pêche récréative pourraient

s’y
maintenir sous les conditions du relâcher obligatoire des mérous
géants et une
limitation de prélèvement d’autres espèces à
définir en concertation avec les utilisateurs
de cette ressource. De
plus, la mise en réserve des Battures du Connétable
permettrait
potentiellement le développement de l’activité du
tourisme de pêche en Guyane
française, la présence de gros prédateurs
combatifs attirant les pêcheurs sportifs du
monde entier. Ainsi, les
Battures du Connétable pourraient devenir le site pour

sensibiliser
les pêcheurs à la richesse marine de Guyane.

  • Imposer une taille maximale de
    capture des mérous géants en Guyane
    française

Parallèlement à cela, une taille maximale limite de
capture des mérous géants (150
cm) permettrait de protéger les grands
individus potentiellement matures. Cela
permettrait (1) de voir
réapparaître les grands individus signalés il y a 20 ans par
les
pêcheurs de Guyane et (2) d’accélérer le
repeuplement des autres zones de vie des
mérous géants (Trinidad
et Tobago, Antilles…), dans le cas d’une migration
sans retour
des individus mâtures de Guyane ou par l’apport de
larves transportées par le courant
nord du Brésil
jusqu’au Venezuela et les Antilles s’il y a une
reproduction au large de la
Guyane.

  • Suivre une stratégie de
    conservation internationale

Les captures de mérous
géants en Guyane suivent les
cycles d’abondance
des
mérous géants dans le monde. De plus, les populations de
mérous géants du Brésil et de
la Guyane semblent génétiquement liées, il
est donc impératif d’avoir une politique de

conservation
de cette espèce avec le Brésil. Depuis 2002, l’espèce est
totalement
interdite à la pêche au Brésil, cependant cette
réglementation sera rediscutée en 2015.

la pêche
devait reprendre cela pourrait impacter de manière conséquente la
population
de mérous géants de Guyane. Il apparait
nécessaire que la Guyane participe à la mise en place d’une
interdiction
totale de pêche des mérous géants
sur les sites de vie plus au nord ouest où cette
espèce
a disparu (Petites Antilles). En
effet, les fluctuations de l’abondance des mérous
géants
de Guyane peuvent influencer la recolonisation de
ces sites. La préservation du mérou
géant en Guyane passe
aussi par la préservation des sites vers où la ressource
guyanaise
migre. Le courant nord du Brésil met en relation tous les
écosystèmes marins du Brésil
au Venezuela et aux Antilles françaises,
il faut alors avoir une prise en charge des
espèces à un niveau
international et non à un niveau national. 
 Ainsi, la première chose à mettre
en place pour la conservation des mérous géants

en Guyane est une
réglementation sur une taille maximale limite de capture pour
les
pêcheurs professionnels et récréatifs. Il
faudrait dans un second temps commencer les

concertations avec les
pêcheurs sur la mise en réserve des Battures du Connétable
et
discuter des
activités autorisées ou non sur ce site et de leurs
modalités.

(……..) Cependant, il reste encore beaucoup d’axes de
recherche à développer afin de
comprendre le cycle de vie des mérous
géants en Guyane, et les recherches sur la
biologie et
l’écologie de cette espèce doivent perdurer. (
……….) 
Tout d’abord, il faudrait
s’intéresser aux zones de vie des mérous géants qui
n’ont
pas pu être étudiées durant cette thèse à savoir les
zones rocheuses à l’ouest (îlets
Dupont, Battures des
Malmanoury, îles du Salut) mais aussi et principalement les
zones
de mangroves (rivière de Montsinery, estuaire de
l’Approuague) afin d’y estimer le
nombre de mérous géants
présents, étudier la distribution de taille, déterminer l’âge
des
individus peuplant ces sites et calculer leur mortalité (
……… )
L’évolution du nombre de mérous
géants en Guyane française pourrait se faire par
caméra acoustique. Il
sera d’abord nécessaire de déployer des campagnes de
mesures
par une caméra acoustique mensuellement (pendant au
minimum deux ans) pour
confirmer le cycle de présence des mérous géants
mis en évidence durant cette thèse.

Par la
suite, le suivi pourra se faire à deux périodes de l’année
représentatives du cycle
annuel de l’espèce (en début de saison de
pêche, lors de la plus forte abondance des
mérous géants et fin
août – début septembre, et lors de la plus faible abondance).
Ainsi,
les tendances de hausse, de baisse ou de maintien de la
taille de la population pourront
être mis en évidence, ce
qui permettra d’ajuster la réglementation de la pêche
de
l’espèce si nécessaire.Ensuite, il est
nécessaire de comprendre les déplacements des mérous géants
entre
les différents sites de vie référencés de Guyane. Ainsi,
des campagnes intensives de
marquage devront être menées aussi bien
dans les mangroves (avec des tags spaghetti
de plus petite taille
pour les petits individus) que sur les sites rocheux. Cependant
au
préalable de cette étude, il sera indispensable
de renforcer l’implication des pêcheurs

professionnels et récréatifs dans ce type
d’opération. En effet, la participation
des
pêcheurs à ces études est extrêmement souhaitable,
sinon la campagne de marquage
dans sa
totalité sera remise en
cause 
 Pour
réussir à impliquer les pêcheurs, il faudrait dans un premier temps
multiplier les réunions informatives sur l’importance de
comprendre les déplacements des mérous géants au vu des premiers
résultats mis en évidence dans cette étude puis de développer les
campagnes d’affichage informatives.

Dans un second temps, il faudrait augmenter la
récompense offerte pour le
retour
d’information sur les tags et y inclure
également les pêcheurs récréatifs pouvant faire
des captures à la côte
et autour des sites rocheux.

L’implication
des pêcheurs est également indispensable pour
continuer l’étude sur
la biologie de la
reproduction des mérous géants.( ……..

Enfin,
pour vérifier la connectivité des populations, une étude génétique
de plus
grande ampleur devrait être menée entre le Brésil, la
Guyane et les mérous géants
présents dans les zones plus à
l’ouest. L’analyse des marqueurs mitochondriaux
devrait
être privilégiée pour étudier les liens de parenté entre
les populations. Un projet sur la
génétique des
populations devrait inclure des chercheurs des Antilles afin
qu’ils
puissent collecter des échantillons si un individu
s’installait dans leurs eaux. ( …..)

 Fin 2eme Partie ( à
paraître dans la 3eme partie les solutions immédiates à appliquer à
mon sens )

Pêche du mérou en Guyane, le massacre s’intensifie.

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Pêche du Mérou en Guyane. Le massacre s’intensifie

Article composé de 3
Parties.

Partie 1 : Pêche du Mérou en Guyane. Le
massacre s’intensifie.

Je ne suis qu’un simple petit
pêcheur.

Je ne représente personne sauf ma force de
conviction, ma liberté d’expression et quelquefois de penser,
comme disent les chanteurs.

Je ne pêche jamais de mérou. J’aurai pu ne
pas m’intéresser à ce poisson. Pourtant depuis l’année
2008, je n’ai guère manqué de suivre les évolutions des
études qui ont été réalisées en Guyane à son
sujet.

Quelquefois je
m’interroge sur les raisons de cet
intérêt.
  Peut-être est ce parce que ce poisson a une corpulence
certaine, une nage débonnaire et tranquille, une indolence
décontractée, des fulgurances imprévisibles. Certainement aussi
parce que c’est un colosse menacé dans son environnement
naturel.

Depuis le début du mois de
juin 2015 cette menace semble encore s’accroître tant les
faits qui me sont rapportés concernant les abus de la pêche du
mérou en Guyane, m’indigne, me scandalise en raison
qu’au vu de tous, dans un laissez aller total, au mépris de
toute réglementation, de
 
tout bon sens, des captures de mérous
s’opèrent en toute indécence,
  soit par des pêcheurs
clandestins, soit par des pêcheurs plaisanciers qui alimentent des
trafics parallèles pour leur seul profit, tuent et massacrent pour
satisfaire leurs égocentrismes et leurs affligeantes
bedaines.

Ce poisson trophée est victime d’être, la
sur-pêche des irresponsables accélèrent comme un tourbillon son
extinction.

A titre d’exemple ,
lorsque les bateaux des pêcheurs plaisanciers responsables comme
ceux du dernier concours du Jacky Vaude Fishing Contest capturent
et relâchent 41 mérous mi-juin, le même jour des pêcheurs
clandestins posent
 
20 Kilomètres de filets dans la réserve
naturelle du Grand Connétable. Sans vergogne, sans risque ils
capturent, sacrifient un nombre incalculable de ces mêmes
poissons.

Ceux-ci s’amusent, plaisantent sur le canal
VHF du concours comme une provocation, en raillant cyniquement la
Marine Nationale de son absence sur zone parce que le
« français » ne travaille pas le
dimanche.

Il faut remarquer que lorsque ces faits sont
signalés, les autorités de l’Etat toujours satisfaites
d’elles même brandissent leurs statistiques, et affirment que
les sorties en mer représentent 280 Jours sur l’année dans un
satisfecit narquois, considérant les pêcheurs responsables comme
des empêcheurs de tourner en rond, ou des
activistes.

Et comme si cela ne suffisait pas, d’autres
pêcheurs irresponsables, ou soi- disant locaux se référant à leurs
expériences, n’hésitent plus à rentrer de leur sorties en mer
avec 2 mérous ou plus alors que la réglementation déjà bien laxiste
leur autorise un seul mérou par jour et par
embarcation.

Lorsqu’ils sont interrogés sur leur
mauvaise pratique, leur système de défense consiste à contester
cette réglementation, du fait que les pêcheurs professionnels en
sont exclus. C’est en fait une défense infantile, un
comportement méprisant consécutif à l’absence de tout
contrôle, de toute sanction dans notre région dont l’exemple
concernant la réglementation sur le mérou est hélas une
illustration parmi tant d’autres.

 

Les photos illustrant cet article sont des photos
de preuves toutes récentes dont j’ai flouté les
responsables..

Fin
1
erpartie
 : A
paraître les solutions possibles déjà préconisées par les
scientifiques ou les Associations.

Projet de rglementation de Pche de loisirs, sportive, et professionnelle.

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Projet de réglementation de Pêche de loisirs, sportive, et professionnelle.

 L’association
Maïouri Nature ( lien sur la page gauche de ce blog ) propose aux
services de la Préfecture de Guyane, la mise en place d’une
réglementation en Guyane concernant la pêche de loisirs, sportive,
et professionnelle.

Cette
réglementation s’articule autour des points
suivants :

1
)
En
rivière
 : la pêche
régulière au filet ne doit être autorisée que dans le cadre
d’une activité professionnelle avec 2 filets d’une
longueur de 50 metres par embarcation, sans obstruction de cours
d’eau.

2 ) Des
précisions doivent être apportés sur la taille des mailles, les
zones, les périodes de pêche pour certaines espèces, notament sur
la population d’aïmara qui voit ses effectifs chuter sur
certains secteurs comme le haut Sinnamary, supêché par des usagers
pratiquant la revente, souvent illégale.

3) Pour la
pêche de loisirs, la pêche reste ouverte aux particuliers ( Canne à
pêche, trappe, épervier )

 

EN CE QUI
CONCERNE LES POISSONS DE MER, une maille minimum pourrait être
conseillé aux plaisanciers.

        
Pour la pêche
en mer d’espèces sensibles, des quotas et saisons sont à
appliquer autant aux professionnels qu’aux particuliers, dans
le but de préserver la ressource.

        
L’Association pense surtout au mérou géant
epinephelus itajara
, dont le statut espèce en danger
critique signifie que cet animal a perdu 90% de sa population ces
20 dernières années.

        
Pour rappel
ce mérou bénéficie d’un statut de réglementation stricte aux
USA et au Brésil.

MAOUÏRI NATURE
propose un moratoire de 5 anns sur le prélevement du Mérou, tant
dans le cadre de la pêche professionnelle que sportive en tolérant
le no Kill.
( Sur ce point
l’auteur est plus favorable à une interdiction totale de la
pêche au mérou sur 5 ans )

         
Concernant
les requins : Relâche de toutes les especes du fait de la sur
exploitation des stocks, de la raréfaction des requins dans le
monde entier, des nombreux ligneurs professionnels des pays voisins
qui viennent poser leurs palangres de plusieurs kilomêtres dans nos
eaux.

 Enfin MAOUÏRI NATURE,
propose l’implantation d’aires marines protégées, afin
de se conformer aux engagements de la France consistant à couvrir
10 % deszones sous juridictions française d’ici 2012 et 20%
d’ici 2020. A ce jour en Guyane, il n’y a qu’une
seule réserve marine soit 0,05 % de la zone économique
exclusive.

 Les secteurs proposés
sont :

a)      Les ilets de Remire (
Ilet la Mère, Mamelles, Le Père, le Malingre )

b)      La périphérie des îles
du Salut

c)      Les plages d’Awala
Yalimapo et embouchure du Maroni ( en cohérence avec la réserve
maritime de Galibi au Suriname )

d)      Le secteur de la réserve
du Grand Connétable aux battures du Connétable.

e)      Le secteur de
l’embouchure de l’Oyapock

f)       
Le Haut
Sinnamary au dessus du barrage de Petit Saut incluant le lac
.

 Enfin
l’Association plaide pour une médiatisation et une
information plus large auprès du public et des pêcheurs des
articles de loi existant et malheureusement non respecté ou
contrôlé comme il semble que ce soit la spécialité en
Guyane.

Pour les
pêcheurs de Guyane c’est à minima la médiatisation de
l’arrête 1640 d’août 2010 concernant le
mérou.

 Je vous laisse juge de
ce projet, je vous laisse mesurer les portées économiques, vos
commentaires sont les bienvenus.

Mrous: Un rapport de thse non engag.

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Mérous: Un rapport de thèse non engagé.

Je ne suis pas allé le 19 Septembre 2014 à
la conférence de restitution des travaux de théses sur le Mérou de
Géant de Guyane parceque je n’en attendais rien.

En revanche j’ai lu la thése de Celine
Artero qui est en ligne sur ce blog dans la rubrique mes favoris.
Si l’on ne peut que respecter le travail intellectuel accompli au
final, l’appréciation concernant cette étude laisse un gout
d’inachevé tant le manque d’engagement sur la necessité de
préserver l’espece du Mérou Géant en Guyane est flagrant si ce
n’est en page 210.

 En
synthèse que dit cette thèse .

1- Les mérous ne se reproduisent plus en
Guyane.

2- La maturité sexuelle des mérous se
situent aux alentours d’une taille de 1m20 ou de l’age de 6
ans.

3- L’estimation de la population estimé
est en baisse, les comptages réalisés étant particulièrement
difficiles du fait que les eaux guyanaises sont
turpides.

4- Peut être la présence de mérous en
Guyane provient du fait qu’au Brésil, les mérous sont protégés, les
courants se chargeant de nous amener certains individus.

5- L’étude n’est pas finie.

Au final rien de trés neuf sous le soleil,
rien que nous Pêcheurs de Guyane ne savions pas déjà, ou à minima
ne subodorions pas.

D’ailleurs la restitution des ces travaux
s’est mal passé le 19 septembre 2014 au cinéma de l’Agora tant
l’indigence du ton des orateurs présents à révulsé les Associations
locales en charge de la protection de la nature en Guyane. (
Association Maiouri Nature Guyane ou site Guyaweb
en
  lien dans les favoris de ce blog ).

 Ce
sentiment est du fait
 
de l’absence de propositions, d’engagements
personnel concernant
 
l’attitude à adopter à l’avenir pour prendre
toutes les mesures devant permettre de sauvegarder
l’espece.

Enfin qui peut mieux qu’un scientifique
s’engager pour à minima préconniser aux décideurs les mesures
concrétes à prendre immédiatement pour sauvegarder une espèce
protégée?

Pourquoi nos voisins ont ils pris ces
décisions depuis des années ? Pourquoi nous en Guyane nous restons
si attentiste ?

A mon avis c’est par manque d’imagination,
par conformisme, par manque de motivation, par laissez aller mais
aussi par intêret car l’absence de préconnisations de bon sens se
révèle en fait une stratégie. Oui une stratégie parceque au final
il est possible de batir des carrières professionnelles,
grenouiller dans les cercles d’études, se compromettre dans les
coloques ou les méandres administratifs dans l’unique but de ne
vexer personne, de ne pas se mettre en avant et refuser toute prise
de risque. Au final c’est la peur d’avoir raison trop tôt à l’image
d’une jeunesse certes instruite, mais lâche.

Un des arguments employés est aussi de
signifier que l’étude n’est pas finie, que la caméra acoustique
permetra de compléter les données en les affinantet en les
précisant.

Tout cela c’est de la galéjade parceque au
final, on pourrait imaginer reprendre la thése aux Iles du Salut ou
aucun prélevement n’a été réalisé, réecrire des conclusions à
l’infini, elaborrer des rapports. Ceci comme une roue infinie, un
peu comme si une société de services à la personne supprimait ses
clients et décidait de passer la main à ses services administratifs
qui trouverait mille et une procédures pour
s’auto-alimenter.

Pendant ce temps evidement l’espece
des
  mérous géants de Guyane sera morte, disparue,
anéantie.

Mon autre motif de déception c’est aussi
l’absence de retour sur le coût d’une telle thèse, et sur l’emploi
précis des fonds publics qui lui a été affecté.

Cette thèse avait été presenté comme
devant couter 200.000 Euros sur la période d’études ( 4 ans ).
Certains sussurent qu’en fait cette thése aurait couté 4 fois
200.000 Euros. Est ce vrai ? Je ne sais pas parceque il est
impossible d’obtenir des informations précises qui seraient mises
en ligne par la Deal ou l’Onf.
  Que nous cache
t’on?
  

Il serait quand même paradoxal, d’ajouter
à la déception, un gaspillage d’argent public dont nous sommes les
contributeurs au final sans que personne ne s’en émeuve.

 

Mrous ; Premier Contrle et sanction

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Mérous ; Premier Contrôle et …sanction

 

Selon mes informations les
premiers contrôles des captures de Mérous ont débutés aux iles du
Salut Courant octobre.

A cette occasion un
pêcheur plaisancier s’est fait contrôler avec à son bord 2 petits
mérous.

Alors que les agents en
charge de cette opération faisaient preuve de pédagogie envers ce
plaisancier celui-ci a pris les choses de haut et s’est élevé
contre l’application de la nouvelle réglementation concernant la
pêche du Mérou à savoir – 1 mérou maximum par
embarcation

 

Moralité. Celui-ci s’est
vu dresser procès verbal et sera convoqué au tribunal pour se faire
notifier une amende pouvant monter à 12.000 Euros
Maximum.

 

Je vous laisse
méditer
.

Arrt prfectoral Mrou gant de Guyane

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Arrêté préfectoral  Mérou géant de Guyane

 Alors qu’une mission de scientifiques américains est
présente en Guyane depuis le début de la semaine et avec un peu de
retard je vous prie de prendre connaissance de la réglementation
nouvelle concernant la pêche du Mérou en Guyane concernant les
plaisanciers.

Le 26 août 2010 le préfet
de Guyane a signé

l’arrêté
n°1641/2010
portant règlementation de la pêche au mérou géant à partir des
embarcations et navires de plaisance. Désormais, la pêche de
plaisance de ce poisson est limitée à un mérou géant par navire et
par sortie sur toutes les côtes et eaux territoriales de Guyane. En
dehors de l’éviscération, il est interdit d’effectuer des
opérations de transformation de ce poisson à bord des embarcations
de plaisance

Cette règlementation est
motivée par deux enjeux :

  • 1 – Le premier enjeu, qui
    est majeur, est la protection de cette espèce. En
    effet, l’Epinephelus itajara, aussi nommé mérou géant, fait partie
    des espèces classées comme en danger critique
    d’extinction
    par l’UICN (
    Union Internationale
    pour la Conservation de la Nature
    ).

Il s’agit du dernier stade
avant l’extinction totale et définitive. Des mesures de protection
ont déjà été prises dans tous les pays de la façade atlantique,
depuis la Floride jusqu’au Brésil, en passant par les Caraïbes et
les Antilles.

Seule la Guyane française
n’en avait pas encore pris. Il est vrai que la situation guyanaise
est différente de celle des autres pays impliqués dans la pêche du
mérou.

C’est la raison pour
laquelle le préfet n’a pas souhaité interdire la pêche au mérou
géant mais seulement limiter le nombre de prises. Les eaux troubles
de notre région lui fournissent certes une protection relative, car
elles empêchent la pratique de la pêche sous-marine, mais rendent
également difficile les études de sa population.

 L’an dernier, la
direction régionale de l’environnement (DIREN) a lancé un appel à
projet portant sur l’étude du mérou géant et à laquelle ont répondu
l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS),
l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
(IFREMER), le groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane
(GEPOG) et l’Université Antilles-Guyane. Les études ont commencé en
mai 2010 et vont se poursuivre dans les mois qui viennent afin de
mieux connaître cette espèce et de la protéger
efficacement

L’autre enjeu réside dans
la nécessité de trouver un juste équilibre entre la pêche
professionnelle et la pêche de loisir
sur cette
espèce