Des algues, des algues !!!!!

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Des algues, des algues !!!!!

Depuis quelques temps des algues nombreuses, denses, forment des
bancs en mer et s’échouent le long de nos rivages, le long de
nos plages.

Si ce phénomène qui tend à se renouveler depuis quelques années
demeurait relativement anecdotique, il semble qu’en cette
année 2015, la présence des algues soit plus dense tant en
importance qu’en terme de durée sur nos côtes.

Cette présence d’algues en sus d’altérer la beauté
de nos bords de mer a des conséquences économiques pour les
pêcheurs côtiers professionnels qui se trouvent confrontés à de
nombreuses difficultés lors des poses et des remontées des filets,
les conséquences indues provocant la raréfaction du poisson aux
étals de nos marchés.

Nombreuses sont les questions sur la provenance de ces algues.
Certains les qualifient d’algues Sargasses, ce qui est peut
être vrai en ce qui concerne le type et les caractéristiques mais
fortement improbable. du fait de la position de la mer des
Sargasses et des courants de l’atlantique au regard de la
position de la Guyane, ce qui laisserait à supposer que les
courants marins soient inversés.

D’autres suivant une hypothèse plus scientifique tendent à
démontrer que ces algues verraient leur développement être favorisé
par le rejet de nombreux nitrates dû à l’intensification de
la déforestation et de l’agriculture au Brésil.

Quoiqu’il en soit ce qui semble certain. c’est que
ce phénomène n’est pas prêt de cesser, démontrant que
l’impact d’actions humaines sur la nature provoque
irrémédiablement une chaîne de ricochets dont nous ne pouvons que
constater sans pouvoir l’anticiper les résultats.

En ce qui nous concerne, nous les pêcheurs de Guyane, nous qui
aimons tant pêcher le long de nos plages, dans nos anses,, nous qui
pêchons « à la ligne » nous ne sommes pas trop impactés
par ce problème, sauf à la remontée de nos cannes ou par la dérive
des bancs lorsque celle ci sont posées.

En fait impuissants, nous nous ne pouvons que nous interroger
sur les impacts de la présence de ces algues sur nos copains les
poissons, sur les conséquences qu’auront ces symptômes sur
l’équilibre général de leur santé, de leur présence.

Les réponses nous les auront dans quelques temps.
Souhaitons-nous, souhaitons à cette faune halieutique
extraordinaire de Guyane que la sentence qui interviendra au fil
des années ne remette pas en cause les équilibres que la nature à
sa création, dans son évolution avait su préserver.

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Dossier Mer en Guyane

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Dossier Mer en Guyane

Quelquefois on peut se demander comment l’évidence peut
sur certains points nous échapper.

Nous les pêcheurs de Guyane en général nous sommes sensibles à
la qualité de notre environnement, à la préservation des richesses
naturelles de notre région.

Je suis moi même souvent à l’affût d’informations
concernant l’évolution des techniques de pêche, des matériels
utilisés destinés à la capture de tel ou tel poissons. Mes
oreilles, mes yeux traînent souvent dans les recoins des
conversations ou des options prises par tel ou tel concernant un
aspect technique, ludique, décisionnel concernant nos rivières,
notre mer de Guyane.

Et pourtant la sous nos mes yeux depuis presque 3 mois je
m’étais pas rendu compte du dossier traité par
l’excellente publication «  Une saison en Guyane »
dans son Dossier Spécial Océan.

Ce dossier d’environ une quarantaine de pages avec des
photos sublimes, consacre une partie de sa rédaction à la contre
offensive mené par l’Etat en mer contre la pêche
illégale.

J’ai ainsi appris qu’un poisson comme l’Acoupa
n’est plus vraiment recherché, pour ses qualités gustatives
pour être revendu sur les étals des marchés clandestins ou chez nos
voisins Brésiliens ou Surinamiens. En fait l’acoupa est
illégalement pêché pour ses vessies natatoires qui rapportent plus
que le poisson lui même, celles ci pouvant se négocier aux
alentours de 200 Dollars le kilo au Suriname par exemple.

Dans quel but l’article ne le précise pas, sauf à me
laisser imaginer encore une fois, une poudre de corne de rhinocéros
pilé permettant d’améliorer les performances masculines
sexuelles alors qu’il est si facile de le faire lorsque on
est amoureux. Enfin …..

 Le magazine est en vente encore pour quelques jours. Il
faut en profiter,  d’autres sujets sont traités. Le lien
est en ligne sur ce blog dans mes favoris.

Damien Menard prend tous les risques et gagne

Blog de pecheursenguyane :Pêcheurs de Guyane, Damien Menard prend tous les risques et gagne

Les 49 pêcheurs qui se sont affrontés ce dimanche 10 mai 2015,
lors de l’avant dernière manche du Championnat de Guyane se
sont certainement tous interrogés sur la tactique à mettre en
œuvre pour se classer de façon honorable au terme de cette
épreuve.

Que fallait il faire ? Que fallait il privilégier ?
Les gros poissons ou les petits poissons ?

Damien Menard qui gagne aujourd’hui et pour la deuxième
fois de l’année ne s’est pas posé ce type de questions.
Lui c’est le gros, de préférence la raie, ça passe ( souvent
) ou ça casse ( de temps en temps )

Il faut dire que son option de pêche sur un jour comme
aujourd’hui ou pour la première fois nous pêchions en
concours sur le coté droit de la plage de l’Oasis
s’avérait particulièrement risqué.  En effet Damien qui
joue le classement général, pouvait compromettre sa saison, tant
ses principaux concurrents avaient eux pris l’option
d’accumuler les captures de petits poissons ce qui au final
s’avère cette année souvent gagnant.

Alors oui nous avons vécu un concours déroutant, ce que
n’ont pas manqué de souligner les pêcheurs de Guyane lors de
la remise des prix. Un débat s’est quelque peu ouvert entre
les partisans d’une limite de captures de petits poisons pour
les uns, d’une augmentation de la maille pour les autres,
d’une modification du règlement concernant le rapport entre
la taille des poissons et leur poids.

Au final des propos qui à mon sens révèlent  pour beaucoup
de la frustration, tant il est vrai que les poissons nobles ne sont
pas vraiment au rendez-vous. Ou sont en effet les acoupas, ou sont
les machoirans, ou sont les deux tonnes de poissons que les
pêcheurs de Guyane avaient attrapés et relâchés lors de
l’épreuve des 24 heures au mois d’octobre 2014 ?
Pour le moment dans nos souvenirs, dans nos espoirs un peu déçus.
Et puis à partir de là, que venait faire ce petit mérou qui est
venu chatouiller un petit bout de crevette destinée aux nombreux
michelots, alors qu’il n’y a ni roches, ni de tombants
le long de nos plages. Ce petit mérou lui s’est invité comme
une surprise, et a repris la mer en attendant de devenir plus
gros.

Les concours c’est donc cela. C’est s’adapter
aux circonstances du jour, s’adapter aux problèmes que nous
pose la nature en fonction des années, des évolutions des eaux, des
conditions atmosphériques. C’est faire aussi jouer son
expérience et gagner d’abord contre soi même, donner le
meilleur de ce que l’on sait faire, modifier son comportement
en fonction de son propre objectif et après, mais après seulement
se comparer aux autres lorsque les feuilles de résultats sortent,
lorsque les classements s’établissent. Les concours en
vérité, consacreront toujours les meilleurs, quelque-en soit les
règlements.

Le compte rendu détaillé est en lien sur ce blog sur le site de
l’APPG